Vieux ConnerreConnerré, ville chargée d'histoire

CONNERRE était traversée par une voie romaine allant du MANS à CHARTRES. C'était le chemin nommé « Vieux Chemin du Mans», qui entrait par la Belle Inutile, suivait la Vallée de l'Huisne passant au Moulin de la Croix rejoignant  la Ferme de Beauvais puis la Porte du Lion (entrée de la ville).

On se rend compte qu'à l'époque féodale, CONNERRE se composait de 2 rues principales : la Grande Rue et la Rue Haute. L'enceinte comportait 4 portes : la Porte du Lion au Nord, la Porte des Vieux Ponts à l'Est, la Porte de Saulvage au Sud, une 4ème porte mettant en communication le prieuré avec la campagne. Le bourg et l'église sont assis sur une immense nécropole mérovingienne dont de vastes cimetières ont été plusieurs fois mis au jour.

En 1407,Charles VI, qui avait acquis la terre de Connerré de Bouchard de Courtrem-blay, en fait don au chapitre Saint-Julien du Mans. Le bourg à conservé près de l'église quelques vestiges de son ancienne enceinte. Construite au XVIème siècle à la suite d'une autorisation accordée par une lettre d'Henri III datée d'août 1578, elle a permis à la localité d'obtenir le titre de ville.

Le 21 avril 1731, la ville est en partie ravagée par un incendie qui détruit 2 églises et 133 maisons. En 1803, lors de fouilles accidentelles à l'emplacement de l'ancienne Chapelle Sainte Anne, environ 40 tombeaux mérovingiens sont découverts.

Au cours des siècles, les voies de communication ont subi de nombreuses transformations. Si la voie Romaine évitait avec soin les collines en les contournant, la Route Nationale n° 23 traversait au départ CONNERRE en décrivant un « S » dont les 2 virages ont été très malheureux. Désormais, elle évite l'agglomération.
Deux rivières traversent la ville : L'Huisne et le Dué.



Gare Connerre

C'est la gare de Connerré-Beillé, qui sera choisie pour établir la jonction avec la ligne Le Mans - Chartres - Paris Montparnasse mise en service en 1854. La construction de la ligne de chemin de fer Mamers-Saint Calais qui avait pour but de relier deux sous-préfectures sarthoises (Mamers et Saint Calais) en passant par Connerré, d'une longueur totale de 77 km a été mise en service en 2 étapes : section Connerré /Mamers, le 21 septembre 1872, section Connerré/Saint Calais, le 20 février 1873. Fermeture totale du service voyageurs le 25 septembre 1965 et le 31 décembre 1977 du service marchandises.



La petite ville de CONNERRE, a été de tout temps un lieu d'étape. En 1895, Connerré était présentée ainsi :

« De par sa situation géographique, CONNERRE, qui a le titre de ville grâce à l'enceinte fortifiée accordée par HENRI III, a bel et bien pour vocations premières l'hospitalité et le commerce ».

C'est très vraisemblablement l'installation du chemin de fer en 1854 qui a fait que les potiers AUBIN, BESNARD, HENRI sont venus à CONNERRE. Les petits ateliers fabriquaient des coucous ou turlots, des assiettes en grosse terre, des écuelles, des "moques" (sortes de tasses épaisses en grosse terre avec une couche de jaune, pour boire le cidre) des bols plats, des pots de fleurs.

Aux alentours de 1920, la ville possède à peu près tous les corps de métiers. Le commerce porte principalement sur les produits de l'industrie locale. On y pratique la culture des céréales, la culture des fruits à cidre, ainsi que l'élevage du bétail. Un marché très achalandé a lieu tous les mercredis. En 1849, une petite manufacture ouvre à CONNERRE. A la fin du 19ème siècle, quatre nouveaux ateliers abriteront une activité très importante d'objets confectionnés en toile métallique. Dans les années 1950, l'activité est reprise par les Etablissements GANTOIS qui se spécialisent dans la fabrication de grosses toiles (moustiquaire et garde-manger) jusqu'à la fin des années 1960 où la grillagerie est transportée à Rennes et le tissage est purement et simplement supprimé.

CONNERRE est le berceau des rillettes : Albert Lhuissier ouvrit en 1900, son premier fonds de charcuterie. En 1909, il achète un abattoir de porcs et le rachat de cet abattoir correspond au développement de son activité d'expédition vers Paris de produits de charcuterie : rillettes, pâtés. Le chemin de fer vient apporter un atout logistique supplémentaire, non seulement pour l'approvisionnement de l'entreprise, mais aussi pour favoriser l'exportation des rillettes. L'automobile ne sera pas en reste, par la création en 1906 du Circuit de la Sarthe, ancêtre des 24 heures du Mans. A partir de 1920, l'agrandissement et la modernisation des installations donnent une nouvelle expansion à l'industrialisation de la fabrication des rillettes. D'autres entreprises naissent. Un mouvement initié dès la fin du XIXème siècle par quelques familles entretenant entre elles de multiples liens familiaux et d'apprentissage. On peut citer PRUNIER - DESPRES. C'est la réputation locale qui a sans nul doute fondé la réputation nationale des rillettes de Connerré.

En 1951, l'esprit bâtisseur de Charles CHRIST l'amène à Connerré, créer une usine de fabrication de choucroute, une production de cornichons.

L'expérience et le savoir-faire des entreprises locales confortent la Ville de CONNERRE dans son essor industriel.

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